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Un peu d'histoire PDF Imprimer
 

Le plafond mouluré

 
Dans la maison de ville bruxelloise traditionnelle, le plafond est recouvert d’un enduit de plâtre sur lattis de bois. Ce lattis consiste en des lames de bois de sapin refendu de trois centimètres de large, d’un demi de haut, clouées sur les solives. Deux couches d’enduit y sont apposées.
Parallèlement à cette technique traditionnelle, se développe les premiers systèmes de carreaux de plâtre préfabriqués.
Ces plafonds sont ornés d’une rosace, généralement au centre, et de profils moulurés qui longent les bords de la pièce.
 
Peut-on réparer les moulures au plafond ?

Certains plafonneurs formés aux techniques traditionnelles peuvent réparer les profils courants: moulures “ tirées ” sur place à l’aide de gabarits, emploi de mélanges à base de plâtre et de chaux, segments de moulures reconstitués par moulage... Pour des travaux plus complexes (faux plafonds d’imitation, restitution de décors, etc.) des artisans spécialisés sont requis.
Tout comme au XIXe siècle, la réalisation d’éléments décoratifs préfabriqués en staff et en stuc se poursuit, certaines entreprises fabriquent, vendent et posent des moulures et des éléments de décor pour le bâtiment.

 

 

L’escalier

 

?Dans la maison de ville bourgeoise traditionnelle, il est en général droit et à deux volées, étant donné la hauteur importante des étages. Il est également le plus souvent situé à l’arrière du volume principal de la maison de manière à libérer un espace ou une galerie d’entrée : le vestibule. Dans les petites maisons, on peut également le trouver en façade, du côté de la rue, ce qui permet alors, en l’absence de vestibule, de gagner en espace de vie à l’arrière.

Du point de vue des matériaux, l’escalier est réalisé en bois, les balustres, petits supports verticaux qui supportent la rampe sont de plan circulaire, leurs socles et appuis sont sculptés au tour.

 

 

La cheminée

 

Composée de marbre clair ou sombre, veiné ou non, son dessin peut être du plus simple dans les caves au plus savant dans les pièces d’apparat : colonnes devant les piédroits, incrustations d’éléments de couleur sur fond de marbre noir. Bien qu’elle ait perdu son rôle fonctionnel dans les maisons équipées du chauffage central, la cheminée fait partie intégrante du décor intérieur : au sol, une dalle en marbre est placée devant le foyer ; au plafond, les moulures contournent le corps de cheminée.

 

 

Les sols

 

C’est souvent le marbre qui nous accueille dès le hall d’entrée: dallage en damier noir et blanc dans la maison néoclassique, volée d’escalier en marbre clair de la maison bourgeoise de la fin du XIXe siècle, mosaïque autour de 1900, granito entre les deux guerres…

En pénétrant dans les pièces d’habitation, le bois prend le relais de la pierre, planchers composés de simples lames en pin ou parquets à bâtons-rompus (à chevrons), ou encore parquets Versailles dans les appartements des années 1930. Les planchers étaient souvent peints. On pouvait voir par exemple des frises peintes au pied des plinthes à l’image de frises de tapis.

Dans les rez-de-chaussée des commerces, les caves, les vérandas et les espaces de service, des carreaux de ciment couvraient les sols. De multiples dessins ornaient ces carreaux qui conciliaient l’aspect pratique (hygiène, propreté) et l’aspect esthétique. Autrefois fabriqués en grandes séries, ils ne sont plus produits aujourd’hui que de manière artisanale et selon un choix limité.

 

Pour vous aider dans vos recherches de corps de métiers, consultez le Répertoire des métiers du patrimoine architectural.

 
 

Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale et Bruxelles Environnement

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