Rénovation durable
Les informations reprises dans cette rubrique rénovation durable abordent les aspects techniques de la rénovation. Pour plus de facilités, elles sont organisées en 9 sous-rubriques:
0. principes généraux
1. enveloppe extérieure du bâtiment
2. structure du bâtiment
3. aménagements intérieurs
4. équipements
5. gestion de l'eau
6. matériaux
7. santé et confort
8. pathologies
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Les aspects liés à l'énergie, au patrimoine et à l'acoustique sont repris dans les partie Energie, Patrimoine et Acoustique du site.
Principes généraux de la rénovation durable
Le développement durable a été défini au niveau fédéral par 2 plans successifs (2000-2003 et 2004-2008). Ces plans font suite à une stratégie plus globale mise en place par la Commission Européenne, désirant contribuer simultanément à la croissance économique, au progrès social et à l'équilibre écologique. Ses fondements ont été définis lors des Conférences internationales de Rio (1992) et Kyoto (1997) et du Sommet mondial du développement durable de Johannesbourg (2002).
Dans une ville à l'échelle de Bruxelles, la réflexion autour de la rénovation de l’habitat et de la gestion de la Ville s’inscrit presque « spontanément » dans une réflexion plus large autour du développement durable.
Tout d’abord, la morphologie de la ville induit une grande compacité de l’habitat; ce qui signifie très concrètement :
- une limitation des surfaces de déperditions thermiques
- une concentration des activités humaines limitant les déplacements et autorisant l’organisation de services communs à l’impact écologique plus réduit, comme les transports en commun par exemple.
En matière d’habitat, 4 principes de base permettent de cadrer sa rénovation dans l’optique du développement durable :

1° partir de la situation existante
Une rénovation bien « pensée » est une opération qui (ré)utilise au maximum les ressources existantes du bâti ancien. Elle induit :
- le maintien de matériaux de qualité et de techniques de mise en oeuvre traditionnels. Ainsi, l’’inertie thermique importante des bâtiments anciens permet généralement d’ éviter tout recours aux systèmes de climatisation. Autre exemple : le bois que l’on trouve dans les immeubles des XIX et XXème siècles est de qualité bien supérieure, de par les essences et les modes de production utilisés à l’époque, à celui que l’on exploite aujourd’hui.
- un impact plus réduit sur l’environnement, en limitant l’usage de nouveaux matériaux et en diminuant la quantité de déchets.
- le recours à une main d’oeuvre plus qualifiée.

2° choisir des matériaux « durables »
A côté des performances purement techniques et de leur coût, les matériaux peuvent également être comparés (et donc préférés) en fonction de critères environnementaux : énergie grise (c-a-d nécessaire à la fabrication d’un produit), pollutions consécutives aux modes de fabrication, durée de vie du matériau, possibilité de recyclage et recyclage effectif,...
Le choix d'un matériau n’est jamais simple, implique souvent des compromis, dépendra de critères définis par le rénovateur en fonction de ses priorités. La première règle consiste dès lors à n'utiliser de nouveaux matériaux que là où cela est indispensable.

3° agir sur ses consommations d’eau et d’énergie
La gestion de l’eau peut être abordée tant du point de vue d’une utilisation économe (comportement, tuyauterie, robinetterie et appareils sanitaires adaptés) que de la valorisation de l’eau de pluie par la réaffectation ou le placement d’une citerne et d’un groupe hydrophore.
L’utilisation rationnelle de l’énergie peut être abordée de multiples façons, toutes complémentaires : adaptation de ses comportements et habitudes, isolation thermique de l’enveloppe du bâtiment –prioritairement la toiture, amélioration des systèmes de chauffage (chaudière haut rendement et régulation thermique) et de production d’eau chaude sanitaire, recours aux énergies renouvelables, choix de luminaires et d’appareils électriques peu gourmands.
Un bon indicateur de choix est le « temps de retour », estimation du temps nécessaire pour récupérer son investissement en rapport avec les économies réalisées.

4° maintenir « l’écosystème habitat » en équilibre
L’isolation et la chasse aux déperditions induisent des risques de condensation dans l’habitat : parois froides, suppression de la ventilation indirecte,.... L’exemple le plus connu est l’apparition de problèmes de condensation sur les murs suite au placement de nouveaux châssis (très étanches) à double vitrage (très isolant).
Intervenir sur une construction existante nécessite donc d’être particulièrement attentif à « l’écosystème habitat », garant de la santé et du confort des occupants, principalement en terme d’hygrothermie et de ventilation, d’acoustique et de luminosité naturelle.
Une rénovation rationnelle de l’habitat doit toujours favoriser prioritairement le recours aux solutions « passives » (lumière naturelle, inertie thermique,...) plutôt qu’aux technologies énergivores (lumière artificielle, climatisation,...) souvent complexes à manier par le particulier.
