L'héritage bruxellois: le plan
Moulures en stuc, peintures murales et peintures de plafond, poignées de portes, marbres de cheminées, verres gravés ou peints, balustres d’escalier, lambris,… autant d’éléments qui forment un tout avec la maison. Ces éléments sont encore très présents dans les intérieurs bruxellois. Les matériaux qui constituent ces décorations sont multiples : fer forgé, fonte, cuivre et laiton, marbre, stuc, céramique, tissu, papier peint, etc. Mais l’intérêt des intérieurs bruxellois ne réside pas seulement dans la richesse des éléments décoratifs. Le plan de la maison et la qualité de ses espaces, fruit d’une longue tradition constructive sur parcelles étroites, méritent également toute notre attention.
Le plan est une traduction de l’espace sur un support papier. Il indique la distribution des pièces, c’est-à-dire leur disposition les unes par rapport aux autres. Ce n’est qu’une traduction imparfaite de l’espace, au sens où les volumes, les pleins et les vides, sont représentés de manière abstraite, par des coupes, des perspectives.
A Bruxelles, dans le cœur historique par exemple , les maisons héritent du découpage parcellaire du moyen âge : elles offrent " pignon sur rue " sur une largeur de cinq à sept mètres et se développent en profondeur, perpendiculairement à la rue.
Le plan est de ce fait conditionné par la forme allongée, et la distribution des pièces assez stéréotypée : un long couloir flanqué sur le côté depuis l’entrée donne accès à l’escalier qui mène aux étages. Les pièces sont en enfilade.
La vie en appartement, longtemps boudée par les bruxellois, connaît enfin le succès dans les années 1930. Le plan est alors radicalement différent : large cage d’escalier centrale, séparation des espaces de réception des espaces intimes sur un même étage ; distribution jour/nuit par de longs couloirs.





Plan type de la maison bourgeoise au XIXe siècle (MAISON D'ARENBERG)