Les toitures vertes, quels avantages?
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Introduction
Chaque année des espaces naturels sont sacrifiés en faveur du développement urbain et nous privent ainsi des bienfaits de la nature.
Les toits verts peuvent régler bon nombre de problèmes auxquels sont confrontés les citadins, citons par exemple des problèmes de surchauffe en été, des problèmes de santé dus aux poussières et à la pollution, des problèmes de gestion d’eau,…

Les toitures vertes, quels sont les avantages?
Pour l’habitant :
L’inertie thermique et la protection végétale permettent de maintenir la température du support de la toiture constante durant toute l’année.
En été, les plantes de la toiture verte protègent l’immeuble contre les rayons solaires et atténuent les surchauffes grâce au phénomène de l’évapotranspiration. Une toiture verte diminuerait la température de 1,5°C et permettrait ainsi de limiter l'utilisation de la climatisation très énergivore!
En hiver, le substrat de la toiture verte offre un complément d’isolation, ce qui contribue à réduire les besoins en chauffage de l’immeuble. Remarquons que 25% des déperditions thermiques se font par le toit il est donc indispensable de veiller préalablement à une isolation suffisante de la toiture plate (14 à 20 cm) avant de poser les différentes couches de la toiture végétale !
- Protection de la membrane d’étanchéité du toit
Le soleil est l’ennemi numéro un de l’étanchéité de la toiture, le rayonnement ultraviolet durcit et dégrade le matériau. Grâce à la couverture végétale, l’étanchéité est protégée des ultraviolets, des infrarouges, de la grêle et des changements brusques de température, la durée de vie du matériau est ainsi au moins doublée.
L’isolation acoustique de la toiture jour un rôle crucial dans la performance acoustique globale de l’enveloppe du bâtiment, la toiture verte a donc une influence favorable sur le confort acoustique.
La terre végétalisée est un très bon isolant acoustique en effet, la loi de masse joue un rôle très important dans l’isolement aux bruits provenant de l’extérieur. Suivant l’épaisseur du substrat, on peut obtenir une isolation acoustique. Par exemple, une toiture légère ayant une masse surfacique de 40kg/m2 présente une isolation acoustique de 30 décibels si on lui ajoute une toiture verte extensive de 50kg/m2 on atteindra 90kg/m2 ce qui représente une isolation acoustique de 35 décibels.
Les toitures vertes peuvent retarder la propagation d’un incendie d’un toit vers l’immeuble et vice versa surtout dans le cas où le substrat est saturé d’eau. Néanmoins, les plantes sèches peuvent présenter un risque d’incendie, il est nécessaire de prévoir un système pour prévenir l’incendie sur la toiture verte. Il faut intégrer à intervalles réguliers des coupe-feu, composés de matériaux non combustibles tels que du gravier, dalles de béton (chemins dont la largeur se situe entre 50 et 100 cm) ou des plantes ignifugeantes (gorgées d’eau de 6cm d’épaisseur au moins).
La législation belge impose des mesures de prévention des incendies, les paramètres suivants doivent être pris en compte :
- La résistance au feu des éléments
- La réaction au feu des matériaux de finition
- La résistance du complexe toiture à l’exposition extérieure au feu

Pour la ville :
Suite à l’accroissement des aires minérales en ville, le réchauffement du béton, de l’asphalte des rues réchauffe l’air de quelques degrés supplémentaires et crée ainsi un sentiment de malaise en ville.
Ce réchauffement de quelques degrés augmente la consommation d’électricité pour la climatisation et par conséquent la pollution.
Les toitures vertes interceptent les rayons solaires qui autrement seraient convertis en chaleur en se heurtant aux surfaces minérales.
- Rétention des eaux pluviales
Les plantes ont la capacité d’absorber et de retenir les eaux de pluie, la toiture végétale accumule l’eau dont une partie est utilisée par les plantes, une autre évaporée (atmosphère moins sèche, plus saine) et enfin une autre évacuée vers les canalisations avec un retard permettant un bon écoulement plus uniforme. Ce retard permet d’éviter ainsi des inondations en sous-sol en cas de trop fortes pluies. Une toiture traditionnelle évacue un débit de pointe de 0,84 l/min/m2 alors qu’une toiture verte intensive n’en évacue que 0,22 l/min/m2.
Une toiture verte composée de 20 à 40 cm d’épaisseur de substrat peut retenir entre 10 et 15 cm d’eau ! En Allemagne, 13 municipalités acceptent de réduire leurs frais d’égout pluvial là où il y a des toitures vertes.
Les toitures vertes filtrent les fines particules en suspension dans l’air (poussières, pollens), les plantes absorbent les polluants atmosphériques comme le dioxyde de soufre ou l’oxyde d’azote et contribuent ainsi à l’amélioration de la qualité de l’air en ville.
Des études ont révélé que les rues en ville pourvues d’arbres ont de 10 à 15% de particules en moins en suspension dans l’air que les rues dépourvues d’arbres. En ce qui concerne les toitures vertes, 10m2 pourraient filtrer 2 kg de poussière par an !
- La bio-diversité et la qualité de vie
La végétation contribue au maillage écologique et aux corridors dans les grandes villes et favorise ainsi la circulation et la survie des espèces.
Les toits verts extensifs peu perturbés par l’homme sont mieux protégés et peuvent alors devenir un lieu de prédilection pour les plantes sensibles au piétinement, pour certains oiseux nichant au sol et enfin un habitat plus sûr pour les insectes.
Les toitures vertes ont également un impact sur la qualité de vie, elles apportent un environnement plus naturel et agréable surtout dans les quartiers urbains en manque d’espaces verts.
